Ecoles de commerce: un investissement et des solutions financières accessibles au plus grand nombre !

Ecoles de commerce: un investissement et des solutions financières accessibles au plus grand nombre !

2 juin 2015

Par Christian Chenel, Délégué Général du concours Atout+3.

Oui, les écoles de commerce sont payantes, c’est un fait sur lequel tout le monde s’accorde: il faut ainsi compter entre 5 150 et 9 800 euros par an pour suivre une formation Bachelor dans l’une des huit écoles du concours Atout+3. Un investissement important pour les étudiants et leurs parents, mais un coût qui s’explique : contrairement aux universités subventionnées par l’Etat, les écoles de commerce doivent assurer seules leur propre développement.

Mais les atouts mis à disposition des étudiants dans les écoles de commerce sont à la hauteur de l’investissement: parcours de formation alliant qualité académique et approche professionnelle, corps professoral et intervenants de haut niveau, nombreux accords d’échanges avec des partenaires internationaux, forte proximité avec les entreprises à travers les stages, l’apprentissage, la conduite de projets… Les formations proposées offrent aux étudiants une riche expérience internationale, une réelle immersion dans le monde professionnel, et surtout débouchent sur des emplois !

Aujourd’hui, de trop nombreux étudiants se détournent de ces formations d’excellence, rebutés par leur coût. Une auto censure qui a tendance à s’accentuer avec la crise alors que les écoles de commerce proposent justement des solutions qui ont fait leur preuve pour acquérir un solide bagage, trouver un emploi à la sortie et avoir un parcours professionnel évolutif par la suite.

Mais les écoles de commerce sont de plus en plus ouvertes à tous, accueillent des étudiants d’origines très diversifiées, recherchent et mettent en place de nombreux dispositifs d’aide au financement des études.

Dans les huit écoles de commerce du concours Atout+3, plus de 20 % des effectifs, soit plus d’un étudiant sur 5, bénéficient d’une aide pour s’acquitter des frais de scolarité : bourses de l’enseignement supérieur, dégrèvements des frais de scolarité, subventions attribuées par des entreprises, prêts à taux préférentiels négociés avec les banques, aides au logement, stages rémunérés de longue durée, aides à la mobilité internationale (Erasmus…), rémunérations dans le cadre de missions réalisées pour le compte des Junior entreprises….

Certaines écoles offrent aussi aux jeunes la possibilité de faire leur troisième année, voire leur deuxième année, de Bachelor en apprentissage. Une option avantageuse qui permet non seulement d’intégrer une entreprise et d’être rapidement opérationnel, mais aussi de toucher un salaire et de ne pas payer les frais de scolarité (qui sont normalement financés par l’employeur via la taxe d’apprentissage). Selon les écoles, entre 10 % et 30 % d’une promotion choisit cette voie particulièrement valorisante et exigeante.

De la même manière, les stages (période de 4 à 6 mois en 3eme année de Bachelor) peuvent constituer un vrai plus, avec des rémunérations atteignant le niveau du SMIC. Certains étudiants font une année de césure, durant laquelle ils pourront travailler dans l’optique de financer l’année de formation suivante. Il existe aussi le dispositif étudiant – salarié : les établissements aménagent alors l’emploi du temps des étudiants qui ont un emploi afin d’alléger leur rythme et leur permettre de concilier plus facilement job, cours et travail personnel à la maison.

Avec toutes ces dispositions, le critère financier ne doit définitivement plus être un handicap. Les écoles de commerce ne sont plus réservées à des privilégiés capables de les financer, elles sont aujourd’hui ouvertes et accessibles à tous, et il devient urgent de le faire savoir, sous peine de voir les étudiants s’éloigner de filières qui constituent pourtant de réelles solutions en termes de débouchés et d’emplois, en France comme au-delà de nos frontières.

Il faut que chaque établissement affiche clairement ses tarifs et les aides qu’il propose, ce qui actuellement est bien loin d’être le cas ! Une opacité qui ne joue clairement pas en notre faveur et qui détourne de nos écoles des étudiants pourtant motivés…

Allons vers plus de transparence, et aidons les étudiants et leurs familles à financer ce qui est pour eux un investissement d’avenir rentable.